Chers amis,
me revoilà, moi et mes amis bedondaines. Ils ne me quittent pas, Dieu qu’ils m’aiment! Me voilà toute en poésie ce matin, tiens,
tiens. C’est qu’elle est en grande
forme, remercions l’hydromorphone. Tout
de même, prions qu’il en existe des génériques, on ne sait jamais avec les
pharmaceutiques. J’ai « super »
bien dormi, tellement que mon "chum" a changé de lit. Ben oui, si vous n’avez pas compris, disons
que dans un sommeil profond, je ronfle comme un petit cochon ou, plus honnêtement et comme dirait
ma fille, tel un gros moteur d’avion. Hier,
troisième traitement, pas trop difficile heureusement. J’ai même préparé le souper en arrivant. Mais à 6 heures assurément, je suis tombée d’épuisement. C’est peut-être pour ça que j’ai tant ronflé,
finalement.
« Anyway ». Vous vous en contrefichez. Ma nuit, mon sommeil, pire encore mes
ronflements, vous voulez surtout savoir comment en général je me sens. C'est plus instructif, je vous comprends.
J’ai dit à
tout le monde que j’allais de mieux de mieux, surtout depuis une semaine ou
deux. C’est vrai, je me sens moins
fatiguée, dans ma tête et dans mon petit "body". Malgré tout, mon chum me rappelle que j’ai eu de
la misère à respirer, certains jours à me lever, et que j’ai même rejeté tout
un souper à la fin d’une journée-- que j’avais passé en pyjama à me traîner comme une damnée. C’est fou comme ma mémoire fait un bon tri de
mes déboires.
Quoiqu’il
en soit, mes indomptables amis bedondaines, heureux de mon confortable et
accueillant abdomen, élargissent leur domaine. Ils ont même eu l’audace de s’insinuer plus
haut, pour élargir leur réseau, d'envahir les ganglions du thorax pour avoir encore plus de place. Et éventuellement pour conquérir d’autres
espaces. Car les ganglions ont un
groupe d’amis, membres d’un réseau non pas informatique, mais biologique, le lymphatique. Espérons que la plupart des membres du Facebook lymphatique
cliqueront « non » à la fameuse question.
Physiquement,
comment je me sens ? Vous voulez dire,
EXACTEMENT ? Ben, hier soir, par
exemple, j’ai commencé par avoir mal au ventre. J’ai marché, monté l’escalier, préparé le bain
de l’enfant qui commençait à chialer et mon mal de ventre est passé. Les obligations parfois font des miracles de guérison. Vite, enfilé un pyjama et annoncé à la smala :
ma journée est terminée, je me couche, vous vous arrangez. C'est que les obligations ne gagnent pas toujours non plus et je me fais une raison.
Une fois
couchée, voilà la douleur qui revient, dans le dos d’abord, vous dites parfois « dans
les reins ». Dans l’épaule, sous
les seins, bizarrement à tour de rôle. J’ai
déjà pris de l’hydromorphone, heureusement car autrement ça serait encore moins
l’fun, pour le moment la douleur est à 3, et à ce niveau-là on n’en prend pas. En tous cas, pas plus que ça. Voilà.
Attendre un peu, ça passera. J’ai
beaucoup envie de dormir, mais il est trop tôt, je ne veux pas me réveiller avant les
oiseaux. Pierre écoute la télé, j’écoute
avec lui Les Enfants de la télé, puis Les Rescapés que j'ai appris à apprécier.
Ça me change les idées, mes muscles sont
relaxés. Envolées les douleurs. Pour l’heure.
Parlant de temps, il est déjà 10 heures, l’heure de l’Ativant. Un demi-comprimé suffit à me donner le
sommeil pour toute la nuit. Et voici qu’aujourd’hui,
je vous écris. Sans prétention, pour
vous faire rire et aussi parce que j’en ai envie.
Il est
midi. Oups. Chuis encore en robe de nuit !
Au revoir et bonne journée, moi je vais me doucher.
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