jeudi 15 mars 2012


Chers amis, me revoilà, moi et mes amis bedondaines.  Ils ne me quittent pas, Dieu qu’ils m’aiment!  Me voilà toute en poésie ce matin, tiens, tiens.  C’est qu’elle est en grande forme, remercions l’hydromorphone.    Tout de même, prions qu’il en existe des génériques, on ne sait jamais avec les pharmaceutiques.  J’ai « super » bien dormi, tellement que mon "chum" a changé de lit.   Ben oui, si vous n’avez pas compris, disons que dans un sommeil profond, je ronfle comme un petit cochon ou, plus honnêtement et comme dirait ma fille, tel un gros moteur d’avion.   Hier, troisième traitement, pas trop difficile heureusement.  J’ai même préparé le souper en arrivant.  Mais à 6 heures assurément, je suis tombée d’épuisement.  C’est peut-être pour ça que j’ai tant ronflé, finalement.
« Anyway ».  Vous vous en contrefichez.  Ma nuit, mon sommeil, pire encore mes ronflements, vous voulez surtout savoir comment en général je me sens.  C'est plus instructif, je vous comprends.
J’ai dit à tout le monde que j’allais de mieux de mieux, surtout depuis une semaine ou deux.  C’est vrai, je me sens moins fatiguée, dans ma tête et dans mon petit "body". Malgré tout, mon chum me rappelle que j’ai eu de la misère à respirer, certains jours à me lever, et que j’ai même rejeté tout un souper à la fin d’une journée-- que j’avais passé  en pyjama à me traîner comme une damnée.  C’est fou comme ma mémoire fait un bon tri de mes déboires.  
Quoiqu’il en soit, mes indomptables amis bedondaines, heureux de mon confortable et accueillant abdomen, élargissent leur domaine.  Ils ont même eu l’audace de s’insinuer plus haut, pour élargir leur réseau,  d'envahir les ganglions du thorax pour avoir encore plus de place.  Et éventuellement pour conquérir d’autres espaces.  Car les ganglions ont un groupe d’amis, membres d’un réseau non pas informatique, mais biologique, le lymphatique.  Espérons que la plupart des membres du Facebook lymphatique cliqueront « non » à la fameuse question. 
Physiquement, comment je me sens ?  Vous voulez dire, EXACTEMENT ?  Ben, hier soir, par exemple, j’ai commencé par avoir mal au ventre.  J’ai marché, monté l’escalier, préparé le bain de l’enfant qui commençait à chialer et mon mal de ventre est passé.  Les obligations parfois font des miracles de guérison.  Vite, enfilé un pyjama et annoncé à la smala : ma journée est terminée, je me couche, vous vous arrangez.  C'est que les obligations ne gagnent pas toujours non plus et je me fais une raison.
Une fois couchée, voilà la douleur qui revient, dans le dos d’abord, vous dites parfois « dans les reins ».  Dans l’épaule, sous les seins, bizarrement à tour de rôle.  J’ai déjà pris de l’hydromorphone, heureusement car autrement ça serait encore moins l’fun, pour le moment la douleur est à 3, et à ce niveau-là on n’en prend pas.  En tous cas, pas plus que ça.  Voilà.  Attendre un peu, ça passera.  J’ai beaucoup envie de dormir, mais il est trop  tôt, je ne veux pas me réveiller avant les oiseaux.  Pierre écoute la télé, j’écoute avec lui Les Enfants de la télé, puis Les Rescapés que j'ai appris à apprécier.  Ça me change les idées, mes muscles sont relaxés.  Envolées les douleurs.  Pour l’heure.  Parlant de temps, il est déjà 10 heures, l’heure de l’Ativant.  Un demi-comprimé suffit à me donner le sommeil pour toute la nuit.  Et voici qu’aujourd’hui, je vous écris.   Sans prétention, pour vous faire rire et aussi parce que j’en ai envie.
Il est midi.  Oups.  Chuis encore en robe de nuit !

Au revoir et bonne journée, moi je vais me doucher.


Aucun commentaire: