vendredi 3 février 2012

A Jacqueline Déry-Mochon

Peu de gens savent à quel point j'admirais la grande soeur de mon père, Jacqueline.  De sa mère elle tenait ce tempérament déterminé et indépendant dont j'essayais de m'inspirer.  Sa passion pour la littérature et pour les mots en général a parfois été incomprise.  Et son talent d'écrivain n'a pas eu suffisamment de temps pour se déployer.  Lorsqu'elle est partie subitement, j'ai eu envie de revoir sa maison pendant que je pouvais encore y projeter des images d'elle et peut-être pour m'approprier, tel un vautour, un peu de son essence.


Chez elle
                                                   Impromptu à Jacqueline Déry-Mochon


Chez elle

il y a des histoires

partout



dans les livres

dans les tableaux

dans les photos

dans le vaisselier

dans les rideaux

à peine accrochés



il y a des histoires d’elle surtout



et sur la table

des mots s’ennuient.

1 commentaire:

Julie a dit…

Je n'ai pas eu la chance de beaucoup connaitre Jacqueline. Par contre, ma grand-maman Monique me disait combien elle était talentueuse et déterminée. En vieillissant, je peux affirmer que j'aurais été si heureuse de passer du temps en sa compagnie et surtout profiter de sa passion des mots et de la littérature.

J'ai une chance inouïe, celle de pouvoir lire ton blog, tes pensées, tes belles et bien sûr moins bonnes journées, tes discussions avec ta fille Florence, tes souvenirs si bien retranscrits. Merci pour ces mots, merci pour cette sagesse et cette ouverture d'esprit.

Au plaisir de se revoir bientôt.

Une petite cousine xxx